Stop aux images des participants

Je ne parle pas des photos de groupe en fin de stage avec tout les monde. Je parle des photos pendant les pratiques parfois intime.

Je vois de plus en plus de professionnels qui montrent des photos de participants dans des moments intimes de la formation.

Alors, oui, les images sont floutées ou prises de telles façon qu’on ne puisse pas reconnaître les participants. Mais il n’en reste pas moins deux choses :

1/ C’est que les participants se reconnaissent entre eux, dans un moment de vulnérabilité, de sensibilité. Personnellement, je n’ai aucune envie de me voir ni que mes camarades me voient et me reconnaissent sur des photos.

2/ Pendant l’exercice, il y a un voyeur : l’appareil photo dont le but n’est pas en cohérence avec la pratique. C’est un intrus. Je ne parle pas de photos thérapeutiques, j’ai des amies qui le font, où l’appareil est un outil de travail et où les photos ne sont destinées qu’à la personne prise en photo. Ici, c’est un appareil photo voyeur qu’on a laissé violer le sanctuaire de la confidentialité.

Surtout dans des thématiques aussi délicate que le sexualité sensible.

Bon, je ne vais pas me faire des amis parmi les collègues, mais je suis là pour aider certains amants sensibles dans leur évolution. Je n’ai pas à être solidaire avec des pros, qui font peut-être du bon travail par ailleurs.

(*** Ajout par rapport au texte initial, après des remarques très constructives :

Pour préciser les choses, je m’exprime seulement en tant que personne qui voit ces photos et accompagnateur précautionneux vers la sexualité sensible. Je n’ai jamais été photographié dans une telle situation, et je ne fais pas d’hypothèse sur ce que les gens ressentent ou non.

Malgré toutes ces années de travail sur moi, je fais encore des généralités (mince) ! Heureusement, j’ai fait suffisamment d’années pour assumer ces généralités (ouf) !

Généralités :

- Une personne dans un accompagnement vers la sexualité sensible peut-être en situation de vulnérabilité

- Une personne vulnérable peut avoir un consentement non libre et non éclairé

- Dans le doute, comme dans la sexualité sensible, c’est toujours le non qui prévaut ***).