Sans peur et sans reproche (ou presque)
La plupart des conseils que je vois sur la sexualité, surtout de la part des professions médicales, sont de l’ordre du faire. Comment faire ceci, comment faire cela. Quelles positions explorer. Où trouver et quoi faire avec les zones érogènes. Alors oui, le savoir anatomique est intéressant mais complètement secondaire parce que le faire est complètement dépendant de l’être. Une sexualité sensible c’est 80% de l’être et 20% du faire.
Si vous avez un petit enfant qui vous a massé, qui vous a papouillé, vous comprenez ce que je veux dire. Il n’a aucune connaissance ni technique. Il est simplement dans la joie et la curiosité du contact.
Ceux qui ne vous parlent que du faire sans parler de l’être, ce que je vois énormément même chez les formateurs de tantra, de sexualité sacrée, sont soit inconscients soit ignorants des difficultés réels des gens.
Être sans peur : c’est lâcher les peurs de décevoir, de blesser, de ne pas jouir, de ne pas faire jouir, d’être quitté, de ne pas être à la hauteur, de ne pas mériter ce dont on a envie, de ne pas recevoir ce qu’on veut.
Être sans reproche, mais vis-à-vis de l’autre. Ne rien lui reprocher. Ne rien demander. Ne rien reprocher ne signifie pas que je n’ai pas le droit d’être déçu. Bien sûr des fois je suis déçu mais c’est léger. Comme quand je suis déçu qu’il pleut mais je ne fais pas de reproches au ciel. Ne rien demander ne signifie pas que je n’ai pas le droit d’avoir des envies. Bien sûr, j’ai des envies. J’ai envie de telles caresses, de tels baisers, de telles positions, de faire telle expérience avec toi.
Je les exprime, je les communique, parce que je suis sans peur. Si l’autre a vraiment ces envies, nous les partageons et explorons ensemble. Sinon, rien. Nous profitons seulement de ce qui nous plaît vraiment à tous les deux.
Une sexualité magnifique se résume à ça : Être sans peur et sans reproche.
Je n’ai aucune expérience où j’étais sans peur et sans reproche qui n’était pas parfaite.
A contrario, toutes les expériences où quelque chose n’allait pas, c’était parce qu’il y avait de la peur chez moi ou/et des reproches envers ma partenaire.
C’est aussi simple que ça.
Il y a des personnes qui ont besoin d’entendre au moins trois fois une chose pour l’intégrer. Enfin, c’est ce que mon ex-femme disait souvent de moi … et bien plus que trois fois.
Bon, ceci c’est mon expérience, mon analyse. Peut-être qu’il y a des situations où vous avez été sans peur et sans reproche et qu’il vous a manqué des connaissances techniques.
Je ne dis pas que c’est inutile d’avoir des connaissances sur l’anatomie, sur des techniques et des pratiques … mais c’est très secondaire. C’est intéressant. En plus, ça rassure d’apprendre de nouvelles choses parce qu’on a l’impression d’avancer. Mais on avance en rond. On tourne en rond tenu par la laisse de sa peur, ses peurs profondes.
SI j’avais qu’un seul conseil à vous donner pour vivre une sexualité sensible c’est :
Ne cherchez pas à mieux faire mais cherchez à être sans peur et sans reproches.
Ne cherchez pas à mieux faire mais cherchez à être sans peur et sans reproches.
Ne cherchez pas à mieux faire mais cherchez à être sans peur et sans reproches.
Il y a des personnes qui ont besoin d’entendre au moins trois fois une chose pour l’intégrer. Enfin, c’est ce que mon ex-femme disait souvent de moi … et bien plus que trois fois.
La lumière existe, j’y ai cru, j’ai marché vers elle, je l’ai vu et j’y suis arrivée. C’est parce que j’ai marché vers elle que je l’ai vue et non le contraire.