Le piège des formations à la sexualité
Dans une formation à la sexualité, en général, on accompagne les participants à découvrir leur potentiel et à s’épanouir dans un cadre sécurisant, avec d’autres participants motivés, des expériences de connexions profondes et de grandes intimités.
Que se passe-t-il si après on rencontre un partenaire qui n’a pas fait de stages ? Que se passe-t-il quand on rencontre une personne qui n’a jamais entendu parler d’autre forme de sexualité ? Un débutant ?
C’est la même chose pour le ski par exemple. J’apprends à skier, je suis capable de descendre des pistes noires, des murs à bosses. Si je rencontre une personne qui a appris aussi, qui est de mon niveau, c’est cool ! Nous pouvons faire plein de descentes ensemble. Mais quand je suis avec un ami débutant, je ne peux faire grande chose parce que je ne suis pas formateur de ski. Je peux simplement lui montrer quelques rudiments.
En fait, il faudrait que j’apprenne à skier et que j’apprenne aussi à enseigner le ski, que je devienne moniteur de ski. En tout cas, que j’ai les outils pédagogiques pour le faire sans être forcément certifié. Comme ça, quand j’ai un ami qui ne skie pas bien, je pourrai l’accompagner, le guider sur la progression.
Enseigner le ski, ça s’apprend. Il ne suffit pas d’être simplement être un bon niveau dans un domaine comme les maths, la prise de parole en public, la conduite automobile, la sexualité sensible pour pouvoir guider efficacement d’autres personnes. D’autant plus que la sexualité est un sujet tellement délicat avec plein de tabous, de peurs, de blessures alors il faut vraiment avoir une bonne approche pour aider son partenaire sans quoi je risque de le braquer.