Amour, Conscience, Vérité et Lumière

Une chose importante que j’ai comprise des constellations familiales que j’ai animées, c’est que ces quatre mots : Amour, Conscience, Vérité et Lumière pointent dans la même direction. C’est simplement quatre versants de la même montagne.

Pour dissoudre un nœud, une problématique avec d’autres personnes, on peut soit développer l’amour envers chaque personne, soit prendre conscience des enjeux de chacun, soit exprimer une vérité profonde que le mental refuse, soit mettre de la lumière sur la situation pour voir ce qui se passe réellement.

Dans les récits des expériences de mort imminente, on entend souvent une personne revoir des scènes de souffrances de sa vie et arriver à être chaque personne en même temps, avoir la conscience globale de la situation et que cela amenait compréhension, amour et compassion.

On peut arriver au sommet par n’importe quelle de ces quatre façades. il y en peut-être d’autres mais c’est ces 4 voies que j’ai perçu à chaque résolution de conflit.

A chaque fois, le mental résiste parce qu’il tient à ses croyances. Dernièrement, j’ai écrit “Je t’aime et je te quitte” qui a touché beaucoup de personnes que d’habitude. C’est simplement une vérité que le mental ne voulait pas admettre. Il ne voulait pas admettre que les opposés cohabitent.

Une problématique récurrente est la colère. Mais la colère est simplement une des cinq étapes du deuil. La dernière étape du deuil est l’acceptation, la paix et je dirai même qu’il y a une 6e étape qui est la gratitude.

La douleur du moment, la colère ou la tristesse est l’expression que je n’accueille pas tout l’amour, toute la gratitude qui est disponible.

Par exemple et concrètement, je ne suis plus triste aux enterrements. A chaque fois, c’est moi qui pleure le plus. J’ai de gros sanglots qui me secouent tout le corps. Les autres croient que je suis triste, que je suis dévasté. Pas du tout, je suis en pleine gratitude. Je fais le bilan de tout ce que le défunt m’a donné comme paroles, comme conseils, comme vision du monde, comme moments partagés. Je regarde à quel point sa présence a été précieuse dans ma vie et à quel point ma vie a définitivement changé grâce aux échanges avec le défunt.

C’est tellement fort, c’est tellement beau. Cette personne fait partie de moi maintenant, de mes pensées, de ma manière de vivre, de regarder le monde … j’accueille consciencieusement tout ce qu’elle m’a offert d’elle.

C’est un accouchement à l’envers. C’est quelqu’un que je percevais à l’extérieur que j’intègre en moi. C’est douloureux, très douloureux parce que c’est tellement d’amour que mon coeur, ma poitrine et ma tête sont prêts à exploser. C’est grandiose. Chaque larme que je verse c’est la matérialisation de ma gratitude, de ma reconnaissance envers le défunt. A la fin de la cérémonie, je me sens tellement léger, ouvert, aimé et aimant. C’est extra-ordinaire.

Voilà mon secret. Beaucoup de gens retiennent leurs larmes parce qu’ils se croient tristes, parce qu’ils ne veulent pas ressentir la souffrance. Mais en fait, la douleur c’est de l’amour. Mais pour ça il faut accepter de pleurer, pleurer et encore pleurer. Pleurer à se briser les os, parce que l’amour est grandiose.